Témoignage

discussions

Après avoir pratiqué le Tae-Kwon-do de compétition pendant douze ans, le kung-fu wushu, et le Karaté Kyokushinkaï, j’étais à la recherche d’un autre art martial visant à développer l’humain avec mes semblables, avec la société, avec la nature, rejetant toute forme de violence et en accord avec ma philosophie de vie. Mais je cherchais aussi à découvrir un art martial traditionnel me permettant de parfaire et compléter les techniques de self défense acquises par les autres disciplines que j’avais pratiquées.

C’est mon épouse, ancienne pratiquante, qui m’a conseillé de participer à deux séances « découverte », car elle pensait que cet art martial correspondrait tout à fait à ma personnalité.

Au club d’Aïkido de Kunheim, j’ai découvert un art martial composé de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l’adversaire, ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. J’ai découvert aussi qu’en Aïkido on ne recherche pas à vaincre son adversaire, mais plutôt, à réduire sa tentative d’agression à néant.

L’aïkido peut être considéré comme la concrétisation du concept de légitime défense : une réaction proportionnée et immédiate à une agression. Dans cette discipline martiale, il n’y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence.

Voilà quelques années que je pratique au club d’ « Aïkido Kunheim » ou plutôt, que j’apprends… Car en Aïkido on apprend tout le temps… On étudie et on perfectionne les différentes techniques. J’ai rencontré dans ce club des personnes extraordinaires avec un bon état d’esprit, des professeurs ( Olivier, Philippe, Bertrand ) investis, cherchant à transmettre à leurs élèves la connaissance et des valeurs nobles, telles que le respect et l’humilité…

Jean Luc

Un Aïkidoka de Kunheim au Japon – témoignage –

photo_yoko_okamotoFabien Osmont en pleine pratique au dojo d’Okamoto senseï, enseignante d’Aïkido 6-dan à Kyoto

Quand on a une passion, c’est toujours un rêve de pouvoir accéder à la « source » de celle-ci. C’est ce que j’ai pu réaliser en Avril dernier lors de mon voyage au Japon.

Je pratique des arts martiaux depuis l’âge de 7 ans et plus particulièrement l’Aïkido depuis près de 25 ans, avec quelques interruptions. Je suis venu à cette pratique du fait de ma passion pour la culture japonaise, dont j’ai fait d’ailleurs mon métier depuis deux ans en ouvrant une boutique d’importation de produits japonais sur Colmar, et également sur internet (www.konjaku.fr). Après avoir essayé de nombreux arts martiaux différents, j’ai fait le choix de l’Aïkido car c’est l’art qui me semblait le plus proche de l’ « esprit traditionnel » nippon. D’aucuns le surnomment d’ailleurs le « zen en mouvement ».

Du fait de mon métier, j’ai la chance de pouvoir me rendre sur les terres d’origine de l’Aïkido régulièrement. Une belle opportunité de tenter de pousser la porte des dojos locaux afin de comparer notre pratique « occidentale » avec celle des japonais. J’avais déjà eu l’opportunité de me rendre à l’Aïkikaï de Tokyo (siège de l’Aïkido mondial) où j’avais eu la chance de profiter d’un cours avec Moriteru Ueshiba, le petit fils du fondateur de l’Aïkido. J’en garde un souvenir très particulier car, au-delà de la pratique en elle-même, ce fut surtout l’ambiance à la fois empreinte de profond respect mais en même temps de grande simplicité qui m’avait alors marqué.

En Avril dernier, je profitais de mon déplacement pour retourner à l’Aïkikaï mais également pour visiter un second dojo situé, lui, à Kyoto. J’étais accompagné d’un participant au voyage Konjaku, également Aïkidoka. La différence marquante dans la pratique, c’est que les gens vont en général au dojo avant de partir au travail. Cela signifie que les cours ont lieu à 6h ou 7h du matin et permettent ainsi aux Aïkidokas de pratiquer quotidiennement, de prendre leur douche sur place, puis de revêtir leur costume pour partir au travail directement. La pratique fait donc partie de leur quotidien là où beaucoup d’entre nous la placent comme un dérivatif, certes régulier, mais accessoire. Le terme de « Voie » prend donc tout son sens au Japon.

L’autre aspect que j’ai apprécié dans ces rencontres enrichissantes fut certainement la diversité d’enseignement. Pourtant basés sur les mêmes techniques, chaque senseï sait apporter sa propre couleur à la pratique et c’est donc une chance de pouvoir se confronter à celles-ci. C’est d’ailleurs ce qui m’a séduit dans le club de Kunheim lorsque je l’ai rejoint il y a quelques années : la présence de trois professeurs différents ouvre notre pratique à des approches différentes au sein du même dojo. C’est certainement la grande originalité de notre club dans laquelle je me retrouve.

Fabien Osmont est 1er dan d’Aïkido au club de Kunheim et gérant de la boutique japonaise « Konjaku ». Il propose également une formule de voyage sur mesure en petit groupe à l’occasion de ses déplacements au Japon.

Rencontre…

Dimanche 24 juin 2018, une petite séance du matin a permis de rassembler nos plus jeunes pratiquants et leurs parents sur les tatamis.

Après quelques mouvements d’aïki-taïso (gymnastique douce), tous ont pu s’exercer à quelques mouvements d’Aïkido.

Cette entrée en matière nous avait mis en appétit et c’est avec plaisir que nous avons partagé un sympathique repas de fin de saison organisé par les membres du comité.

Le sourire était au rendez-vous de cette journée fort réussie et tant les enfants que les adultes en ont pleinement profité.

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑